12 juillet 2004

Nuits blanches

Attendre
Que la boite aux lettres sonne
Me rappelle à l’ordre
« Vous devez 700 € à l’Ordre des Créanciers Validés par l’Etat de Droit(e) »
Les berceuses électroniques
Me contiennent & me supportent
En ces temps complexes
Refus d’obtempérer
De ma conscience
« Dors ! dis-je »
« Jamais ! Jamais ! »
Les nuits sont blanches parce que le ciel s’illumine toujours avant que mes yeux ne se ferment
Totalement
Les nuits sont blanches & les conversations d’ivrognes
M’accablent
M’ensablent
Je suis un prophète lorsque je dépasse mon propre taux d’alcoolémie
Je prêche des sourds
Tout cela finit dans des lieux moites & bruyants
« N’êtes-vous pas dégouttés ? »
« Non, c'est mon métier »
Tu parles d’un métier !
« Sweet dreams are made of this… »
Que sont étranges les rêves de l’humain
Donnez-moi juste un peu de temps
Pour trouver mes mots
Ma propre berceuse électronique vous emmènera loin de tout ça
Au centre des choses
Loin de cet obscène samsara
Je prie, surtout, pour que nul ne m’entende prier
Je veux être un artiste anonyme
Dans cette société de stars
Continuer de rêver de voyages en Iran
Il m’apparaît clairement
Que là-bas
M’attend
J’ignore comment
J’y retourne d’un songe à l’autre
Bienvenu
Malvenu
Etait mon réveil ce jour…

6 jets d'huile sur le feu:

joydivised a dit…

Trop de drogue tue la drogue. Et comment dirait woody allen: "On a jamais vu un aveugle dans un camp de nudistes".

joydivised a dit…

Alexandre: all I wanted, all I've needed is deep in my heart, words are very unecessary, they can only do hurt, so please, make an effort and enjoy definitely... the silence... Lady Toxine.

bettelheim a dit…

"dans la névrose obsessionnelle, c'est l'importance des impulsions qui créent de nouveaux buts sexuels et qui paraissent indépendantes des zones érogènes, qui est la plus frappante. Néanmoins, dans le plaisir de regarder-et-de-s'exhiber, l'oeil correspond à une zone érogène, tandis que, dans le cas de composantes de la pulsion sexuelle comme la douleur et la cruauté, c'est la peau qui tient ce rôle" - FREUD, S. 3 essais sur la théorie sexuelle

Anonyme a dit…

nice blog enjoyed it :)

Keep up the excellent work! and i bookmarked u!
!

lyonne a dit…

Nuit blanche
ombre noire

ces nuits,
trop fatiguée pour courrir après le someil,
trop réveillée pour le laissé approcher,
j'avais l'impression bizzard que la nuit ne servait à rien...

joli texte

Anonyme a dit…

NUITS



Mes nuits sont peuplées de monstres blessés, qui

Croyant reconnaître un frère ou un ennemi

Appellent et braillent leur folie

L'alcool roule dans nos veines, la fumée

Brûle les cornées

Les sons, les lueurs frappent

Au cœur de la nuit


Des papillons blanchâtres

Des éphémères

S'obstinent à mourir

Aux néons des boites


Sur l'asphalte sombre

Errent les ombres de mes semblables

Ecrasés par des jours impitoyables


Du haut de leur gouttière

Des iris solitaires

Observent la rue

Je marche, je marche

Je ne dors plus






myspace.com/florenthauducoeur